Rigoletto à l’Opéra de Nice – May 10, 2017

Le choix du ténor mexicain Jesús León pour le duc de Mantoue est particulièrement pertinent, comme l’était celui de Francesco Meli pour « Il Trovatore » à Monaco. En effet, pour rendre justice à ces deux partitions verdiennes, il ne faut pas oublier que la trilogie s’inscrit dans la filiation directe des œuvres de Donizetti et qu’il convient donc d’y employer des ténors maîtrisant le répertoire belcantiste. Plus peut être que Manrico, le duc exige cette légèreté et cette virtuosité qui convient à cet emploi proche de la vocalité qui se situe entre Ernesto de « Don Pasquale » et Edgardo de « Lucia di Lammermoor ». En ce sens, un ténor comme Juan Diego Florez est évidemment davantage le duc de Mantoue que ne pouvait l’être Mario Del Monaco. Jesús León possède un timbre solaire, une voix ductile et claire et un aigu aisé qui lui permet de couronner d’un contre-ré la cabalette du deuxième acte (« Possente amor mi chiama … »). Ce sera au demeurant la seule concession à une note facultative et non écrite par le compositeur dans la mesure où l’on entendra ici ni le contre-ut à l’unisson du duo Gilda/le duc (« Addio, addio… »), ni les traditionnelles notes aiguës à la fin du fameux duo de la vengeance (« Ah ! vendetta, vendetta … »).

English version:

The choice of Mexican tenor Jesús León for the Duke of Mantua is particularly relevant, as was that of Francesco Meli for “Il Trovatore” in Monaco. Indeed, in order to do justice to these two Verdian scores, it should not be forgotten that the trilogy is part of the direct descent of Donizetti’s works and that it is therefore appropriate to employ tenors who master the Belcanist repertoire. Perhaps more than Manrico, the Duke demands this lightness and virtuosity that suits this job close to the vocation that lies between Ernesto of “Don Pasquale” and Edgardo of “Lucia di Lammermoor”. In this sense, a tenor like Juan Diego Florez is evidently more the Duke of Mantua than Mario Del Monaco could be. Jesús León possesses a solar timbre, a ductile and clear voice and an easy acute which allows him to crown with a counter-re the cabalette of the second act (“Possente amor mi chiama …”). It will be the only concession to an optional note, not written by the composer, insofar as we hear here neither the counter-ut in unison of the duo Gilda / the duke (Addio addio) Nor the traditional high notes at the end of the famous duo of vengeance (“Ah, vendetta, vendetta …”).

Christian Jarniat – May 28, 2017

https://metamag.fr/2017/05/28/rigoletto-a-lopera-de-nice/

 

Tous les chanteurs sont formidables. Citons les magnifiques voix du ténor Jesùs Leon interprète du Duc de Mantoue – impeccable dans son air très célèbre « Comme la plume au vent, la femme est volage… »

All the singers are great. Let us quote the magnificent voices of the tenor Jesús Leon, the interpreter of the Duke of Mantua – impeccable in his very famous air “Like the feather in the wind, the woman is fickle …”
Caroline Boudet-Lefort – May 10, 2017

http://www.artcotedazur.fr/actualite,109/opera,113/rigoletto-a-l-opera-de-nice,11262.html?lang=fr

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